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Des slameuses de Bukavu ont sensibilisé sur la cohabitation pacifique à Bukavu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Elles  l’ont exprimé du haut de la scène de la semaine  vibrante organisée par le centre Delia Ndaro du 14 au 20 Juillet 2025.  

Alors que la ville de Bukavu est confrontée par une situation sécuritaire précaire, ces artistes de l’art oratoire ont usé de leur  plume et leur voix pour appeler  à la paix et au vivre ensemble.

La constance en période de crise

Par sa prestation, Aimée SIMI, une slameuse de Bukavu a suggéré une attitude positive malgré les difficultés liées au contexte sécuritaire actuel.  

« Surement la souffrance ressentie en ce moment  est atroce. Elle s’apparente à une maladie qui doit être soignée mais cependant le docteur est aussi malade. Nous devons garder espoir, en cette  période de crise, demeurant résiliant et comprendre que cette situation est passagère » a-t-elle mentionnée.

De son côté, la slameuse Rebecca Sinza, du collectif Elites poètes du Clan de Bagira, a soutenu la créativité comme un outil d’expansion de la paix autour de soi.

« Les habitants doivent être plus créatifs en cette période de crise. Je me sers déjà de ma voix et de ma plume pour inviter les gens à ne pas se regarder comme ennemi » explique-t-elle.

La semaine vibrante en première édition a réuni vingt artistes dans des disciplines  diverses, dont le cinéma, le slam, la danse, le théâtre, le jazz et l’humour. Cette activité rentre dans le cadre du projet Epanouissement  de créativité culturelle des jeunes de la ville de Bukavu accompagné par Uwezo Afrika Initiaitve sous l’appui de la Coopération Belge de Développement, ENABEL.

Christian BUZANGU 

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